Posteado por: tucidides | 29 octubre 2009

Le thème de l’identité nationale divise à droite comme à gauche

Lemonde.fr avec AFP et Reuters | 29.10.09 | 18h46 • Mis à jour le 29.10.09 | 18h53

Conformément au souhait de Nicolas Sarkozy, Eric Besson a réussi, cette semaine, à replacer le thème de l’identité nationale au cœur de l’actualité. Lundi 26 octobre, il a annoncé que ce “grand débat” s’ouvrirait dès le 2 novembre. Quatre jours après cette annonce, les réactions provenant de l’ensemble de la classe politique s’enchaînent, divisant la droite comme la gauche.

Jeudi, alors que le ministre chargé du plan de relance, Patrick Devedjian, a défendu la pertinence d’un débat sur l’identité nationale, refusant d’y voir une vision “nationaliste”, Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives, a pris ses distances avec le gouvernement. “Je ne me sens pas directement concerné par ce débat (…) parce que les gens avec lesquels je travaille n’ont pas de problème d’identité nationale”, a-t-il déclaré sur BFM.

“L’IDENTITÉ NATIONALE N’APPARTIENT PAS AUX POLITIQUES”

Chargé par l’Elysée d’une mission sur le grand emprunt, Alain Juppé partage ces doutes. Sur son blog, l’ancien premier ministre s’interroge ouvertement sur la nécessité de relancer le débat, citant le philosophe Ernest Renan. Un écrivain auquel François Bayrou (MoDem) a également fait appel afin de définir l’identité nationale comme “un plébiscite quotidien”. “L’identité nationale n’appartient pas aux politiques. C’est comme l’histoire, il n’appartient pas aux politiques de s’en accaparer”, a déclaré le président du Mouvement démocrate.

“C’est une opération de diversion et une opération de conquête d’un certain électorat avant les élections régionales”, a déclaré mercredi Ségolène Royal, reprenant une critique souvent formulée par l’opposition. “Mais je considère que ce débat est un vrai débat. J’ai été d’ailleurs la première à poser la question de la nation et de l’identité nationale. (…) Je souhaite qu’il ait lieu”, a t-elle cependant ajouté. Se démarquant du Parti socialiste, Ségolène Royal estime ainsi que la “fierté autour du drapeau français” est une “revendication que la gauche doit porter car elle l’a trop longtemps laissée à la droite et l’extrême droite”.

“DES DISCUSSIONS DONT NOUS AVONS HORREUR”

Pendant la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy était accusé d’utiliser ce sujet pour récupérer une partie de l’électorat du Front national. Dimanche 25 octobre, M. Besson ne se cachait pas de vouloir se réapproprier certains thèmes : “Nous n’aurions jamais dû abandonner au FN un certain nombre de valeurs qui font partie du patriotisme républicain”, déclarait-il.

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD), allié à l’UMP, craint ainsi que ce débat ouvre un boulevard à l’extrême droite. “Je pense qu’à la veille d’élections régionales, il peut très vite déraper sur des discussions dont nous avons horreur”, a expliqué Mme Boutin, qui regrette que le débat soit “déjà associé presque exclusivement au problème de l’immigration et de l’intégration”.

Mme Boutin fait référence à la demande de la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, d’être reçue par le président Nicolas Sarkozy afin de lui présenter des propositions pour un “Grenelle de l’identité nationale”. “Le président Sarkozy a lancé une proposition de débat, le FN dit ‘chiche'”, a déclaré Marine Le Pen. Selon un sondage réalisé par l’institut BVA, 64 % des Français considèrent que l’objectif principal du gouvernement avec le débat sur l’identité nationale correspond “avant tout” à une “volonté de mobiliser les électeurs de droite en vue des élections régionales”.

Fuente: http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/29/le-theme-de-l-identite-nationale-divise-a-droite-comme-a-gauche_1260381_823448.html

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